CHANSONS
Plains-moi aussi
И меня пожалей
Écrite par la poétesse Inna Goff et mise en musique par la légendaire Aleksandra Pakhmoutova, cette chanson est un petit bijou de la variété soviétique. Elle ne parle pas seulement d'amour, mais de la frontière fragile entre la passion et la compassion.
L'histoire d'un adieu suspendu
Le texte met en scène un dialogue cruel de sincérité. L'homme s'en va, mais il tente de justifier son départ par une forme de "pitié" pour celle qu'il rejoint, tout en jurant qu'il n'aime que celle qu'il quitte. C’est un mensonge que l’on se raconte à soi-même pour alléger sa culpabilité.
Le cri de la dignité
La réponse de la femme est d'une dignité bouleversante. Elle ne réclame pas qu'il reste, elle ne mendie pas son amour. Elle demande simplement l'égalité: "Puisque tu as de la pitié pour elle, alors plains-moi aussi. C'est une manière de dire: "Ma souffrance est réelle, ne la minimise pas sous prétexte que je suis la 'préférée'."
Musique: Aleksandra Pakhmoutova
Paroles: Inna Goff
Version française: chante Sofía Danesi.
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Version originale: chante Maïa Kristalinskaïa.
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Paroles
Pourquoi donc tu m'as dit brusquement ce jour-là:
"Je ne fais que la plaindre, je n'aime que toi.
Que les doutes et les peines l'épargnent pour toujours,
Qu'en pâtisse, que souffre seulement notre amour."
Tu as dit que l'amour ne craint pas les distances,
Que l'amour véritable préfère le silence...
Tu t'en vas vers la femme qui t'attend à la fenêtre,
Tu t'en vas et me laisses à nouveau solitaire.
Pourquoi donc tu m'as dit brusquement ce jour-là:
"Je ne fais que la plaindre, je n'aime que toi"?
Les pétales qui tournoient ou la neige infinie...
Je te prie d'une seule chose: que tu me plaignes aussi.


